À la rencontre de… Philippe Bas

Sénateur LR de la Manche – Président de la commission des Lois Constitutionnelles du Sénat

Ancien Secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac et ministre dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007

À quel âge et pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ? Qu’est-ce qui vous a décidé ?

J’avais dès l’adolescence une véritable vocation pour le service de l’Etat. J’ai été amené par profession – je suis Conseiller d’Etat – à exercer des fonctions de responsabilité à la charnière de l’administration et du pouvoir exécutif, puis des fonctions gouvernementales. C’est alors, à 48 ans, que je me suis présenté pour la première fois à une élection.

Pourquoi continuez-vous d’être engagé en politique aujourd’hui ?

Je me sens concerné par la situation de mon pays, l’évolution de notre démocratie et les attentes de nos concitoyens.

Quelles sont les valeurs, les enjeux, les batailles qui vous tiennent à cœur et que vous défendez à travers votre engagement ?

Je pense qu’il faut être fidèles aux valeurs de la République, à l’héritage reçu des générations précédentes, pour réussir à faire avancer notre pays sans le déchirer.

Vous avez eu de nombreuses responsabilités politique, quelles sont les qualités qui vous ont aidé à travers votre carrière ?

Beaucoup de travail et beaucoup de temps passer à écouter sont indispensables, conjugués au sens du service.

De votre point de vue de sénateur, comment voyez-vous la relation entre les jeunes et la politique et notamment avec le Sénat ? Être jeune en politique : tremplin ou frein ?

La politique n’est pas une affaire d’âge mais de passion et d’engagement. Il faut d’abord comprendre que si on ne s’occupe pas de politique, la politique s’occupe de nous et ne pas rester sur le bord de la route. La politique appartient à tous les citoyens. Mais il faut faire le sacrifice de participer, avec l’humilité nécessaire.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent s’engager, notamment à ceux vivant dans le milieu rural ? Et que répondriez-vous aux jeunes qui considèrent que « ça ne sert à rien de s’engager » ?

Les habitants du monde rural ne doivent pas être les oubliés de la République. Il faut faire entendre sa voix. Il est porteur de valeurs qui sont utiles à notre pays.

Vous êtes membre des Républicains, pourquoi ce choix ?

Il faut dans notre pays avoir un vrai débat démocratique entre deux forces de Gouvernement qui peuvent alterner au pouvoir, une de gauche, l’autre de droite, modérées et réalistes. Sinon, on a le choix entre les gens en place et les extrêmes et les extrêmes finissent par l’emporter. Je m’inscris dans ce cadre.

Merci à Loup Laurent, étudiant en sciences politiques à l’université Rennes 1