À la rencontre de… Malik Mahieu

Secrétaire Départemental adjoint à « Debout la France » pour la métropole lilloise

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Malik MAHIEU, j’ai 21 ans, originaire de Béthune dans le Pas-de-Calais et résident de la Métropole lilloise depuis un peu moins de 2 ans désormais.

Quel est ton parcours politique ?

Mon parcours politique a commencé très jeune en vérité. J’ai commencé à m’intéresser à la vie politique française à l’âge de 15 ans. Mon premier engagement politique était aux côtés de Marine Le Pen, à l’époque du Front National. J’ai milité pour les Européennes 2014, les Régionales 2015 ainsi que les départementales, en passant par les municipales jusqu’aux dernières élections présidentielles d’Avril 2017.

A quel âge et pourquoi t’es-tu engagé en politique ?

J’ai commencé à militer à l’âge de 15 ans. Véritable passionné d’Histoire, les premiers cours au collège m’ont fait apprécié la vie politique française. À l’époque du Front National, je n’étais qu’un simple militant et sympathisant, je n’ai jamais pris ma carte d’adhérent au sein de ce mouvement. Je me suis engagé en politique car je voulais défendre mes valeurs, mes opinions, ma vision de la France et du monde et participer à la vie politique. Je ne souhaitais pas être spectateur de la vie politique mais être un acteur au quotidien.

Pourquoi continues-tu d’être engagé en politique ?

Pourquoi je continue d’être engagé en politique ? Parce que je crois en mes valeurs et à l’idée que je me fais de la France. Aujourd’hui, le paysage politique est écartelé, les Français expriment un ras-le-bol général, et la crise des Gilets Jaunes n’est que le résultat d’une colère qui ne faisait que grandir depuis plusieurs années. Ce sentiment de ne jamais être écouté, de n’être jamais consulté, de n’être que des “simples citoyens” qui ne peuvent s’exprimer que lors des élections. Je continue d’être engagé car depuis près de 40 ans, les politiques se succèdent et rien n’a été mis en oeuvre pour améliorer le quotidien des Français, et chaque politique se répètent et se suivent. Aujourd’hui, je suis un fervent opposant à Emmanuel Macron et à sa politique, et c’est cette force première qui me pousse à poursuivre mon combat politique.

Tu es membre de « Debout la France », pourquoi ce choix ?

J’ai adhéré à Debout la France après les élections présidentielles de 2017. J’ai été très déçu du débat du second tour de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron. Pour moi, à ce moment là, Marine Le Pen n’avait pas la posture ni l’attitude à entrer au Palais de l’Elysée. Je pense sincèrement, que le Rassemblement National était dans une stratégie d’opposition permanente au pouvoir en place, mais ne souhaitait pas siéger à l’Elysée. En toute honnêteté, j’ai apprécié le geste de Nicolas Dupont-Aignan en 2017, à savoir, son ralliement avec Marine Le Pen : un geste très courageux, face à un système en panique, qui aurait pu coûter sa carrière politique. J’ai choisi Debout la France parce que j’ai ressenti en NDA, un homme sincère, droit, sans aucunes casseroles et intègre. Peu après mon adhésion à DLF, je suis devenu délégué de la 2ème circonscription du Nord et chargé de la communication pour Debout les Jeunes dans le Nord. À l’occasion des Européennes 2019, la direction m’a intégré dans l’équipe de campagne des Jeunes pour NDA.

Quelles sont les valeurs, les enjeux, les batailles qui te tiennent à cœur et que tu défends à travers ton engagement ?

Pour être tout à fait franc et honnête, mon engagement politique a débuté peu avant les élections européennes de 2014. À l’époque, âgé de 17 ans, je voyais des membres de famille qui peinaient à joindre les deux bouts et à finir les fins de mois et c’est certainement cela, qui a enclenché mon engagement politique. Je trouvais cela injuste que des personnes qui travaillent n’arrivent pas à s’en sortir alors que leur vie était réussie : une famille était fondée, les diplômes adéquats obtenus… mais ils devaient se serrer la ceinture.

Puis ensuite, il y a les vagues d’attentats terroristes et notamment celui de Charlie Hebdo, en janvier 2015. Cet espèce de sentiment d’insécurité qui régnait sur mon pays m’angoissait de plus en plus. C’est, par ailleurs, à ce moment là que j’ai décidé de m’engager en tant que Volontaire dans les forces armées, et plus particulièrement en Gendarmerie Nationale, car je ressentais ce besoin, d’être sur le terrain, aux côtés des citoyens, afin de défendre mon pays.

Aujourd’hui, mon engagement politique se trouve aux côtés de Debout la France. La crise des Gilets Jaunes a été un réel marqueur de notre Histoire : un mouvement transpartisan, né d’une colère qui bouillonnait depuis des années au fur-et-à-mesure des politiques qui se succédaient et qui faisaient passer leurs intérêts personnels avant les intérêts de la France et du peuple français. Quand ce mouvement est apparu, j’avais une fierté personnelle : certaines convictions des Gilets Jaunes étaient celles que je défendais et que je défends toujours depuis le début de mon engagement politique : pouvoir d’achat, immigration, sécurité, démocratie…

Enfin, depuis peu, j’ai décidé d’entamer un défi face à la montée des communautarismes et j’ose les dénoncer publiquement, sans peur ni craintes. Récemment, j’ai dénoncé sur Twitter, une prière de rue effectuée par un groupe d’individu de confession musulmane, sur un parking public. Je ne suis pas le premier à le dénoncer mais j’ai franchi ce pas. Ce tweet m’a valu des injures et des menaces de mort mais désormais, je sais ce pour quoi je me bats quotidiennement en politique. C’est à la jeunesse d’aujourd’hui d’écrire la France de demain et rien ne pourra se faire ni s’écrire, si toute cette jeunesse ne trouve pas un consensus commun pour faire gagner nos idées.

Enfin, si je peux dire un dernier mot, je prône une Union des Droites. Celle-ci doit se faire, non seulement autour des personnalités intègres telles que Marion Maréchal, Nicolas Dupont-Aignan ou Julien Aubert des Républicains mais aussi autour des appareils politiques tels que le Rassemblement National, les Républicains, Debout la France, le CNIP, le PCD, (…). Le système prépare déjà les échéances présidentielles de 2022 et nous vend déjà le duel Emmanuel Macron contre Marine Le Pen. Il faut justement, et à juste titre, éviter ce conformisme et s’unir pour constituer une véritable force d’opposition à Macron et espérer pouvoir faire remporter nos idées, aux prochaines échéances. C’est aussi ça, mon engagement politique d’aujourd’hui… et de demain.

Est-ce que tu as des activités à côté de ton engagement ? Comment concilies-tu le tout ?

Alors non, je n’ai pas d’activités particulières… j’aime lire certains livres. On peut d’ailleurs retrouver dans ma bibliothèque des livres de Laurent Obertone comme ” La France Orange Mécanique ” ou ” La France Interdite ” mais aussi ” Destin Français ” de Zemmour ou ” Soumission ” de Houellebecq. Sinon, je suis passionné par le football et le comble pour moi est que j’habite à 10mn du Stade Pierre Mauroy du LOSC… et je suis supporter du Racing Club de Lens. Je n’ai rien contre le LOSC mais le RC Lens est mon club de coeur et je suis aussi supporter de l’Olympique Lyonnais.

C’est quoi une « journée type » pour toi ?

Une journée type ? C’est un peu du ” métro – boulot – dodo “. Avec un travail en horaires décalés, la fatigue s’accumule et les journées se ressemblent. Mais je vous avoue que mon petit plaisir du soir, quand je rentre du boulot, c’est de sentir l’odeur du petit plat préparé par ma chérie, et ça, ça n’a pas de prix.

Que répondrais-tu aux jeunes qui considèrent que « ça ne sert à rien de s’engager » ?

Un engagement en politique est toujours important. Il est important selon moi, de défendre ses idées, ses valeurs et sa vision de l’avenir. Je crois en l’avenir de la jeunesse et c’est cette jeunesse qui devra relever les défis de demain.

J’invite les jeunes à s’engager et à militer, peu importe le courant politique. L’essentiel est de s’engager dans un mouvement qui correspond à ses valeurs, à sa vision, à ses idées. Nous sommes en démocratie et tout le monde a ce pouvoir de s’exprimer librement.

La France de demain se construira sans doute, grâce à la jeunesse d’aujourd’hui alors, engagez-vous !