À la rencontre de… Athénaïs Michel

Présidente d’Allons Enfants

Bonjour Athénaïs ! Peux-tu, en guise d’introduction, te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Athénaïs Michel, 22ans. Je suis étudiante en droit, Présidente du parti Allons Enfants, vendeuse à temps partiel et conseillère du 8e arrondissement.

 

A quel âge et pourquoi t’es-tu engagée en politique ? Y a-t-il eu un évènement déclencheur ? 

Je me suis engagée à 19 ans en entendant parler d’Allons Enfants sur les réseaux sociaux. Je suivais la campagne présidentielle de différents partis politiques de loin, sans vouloir m’encarter, mais c’est lors des législatives en 2017 et en découvrant une amie, candidate dans sa circo pour AE, que je me suis totalement reconnue dans les combats que mènent le parti et que je les ai rejoints. 

Quels sont les valeurs, les enjeux et les batailles qui te tiennent à cœur et que tu défends à travers ton engagement ? 

Je me sens particulièrement concernée par la question de représentation des jeunes en politique, c’est tout le combat que nous portons avec Allons Enfants et c’est ce qui me motive à me présenter aux différentes élections. Je suis également assez portée sur les questions environnementales et sociales, et j’ai d’ailleurs créer une asso LGBT+ dans ma faculté il y a 2 ans. 

 

Tu es présidente d’Allons Enfants. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce parti, sa ligne directrice et ses objectifs ?

Au-delà de la représentation de la jeunesse dans le paysage politique, les valeurs qui nous animent sont l’écologie, l’inclusion, l’innovation, l’éducation et l’Europe. Nous souhaitons faire porter la voix de la jeunesse et nous cherchons, grâce à notre Think Tank, des solutions à apporter aux grandes problématiques qui s’imposent à notre société, sans être relégué au rang de mouvement de jeunesse d’un parti politique classique.

 

Tu es également conseillère du 8e arrondissement de Paris, et tu as d’ailleurs été tête de liste à seulement 21 ans. Être jeune en politique en 2020, est-ce un frein ou un tremplin ? 

Majoritairement, être jeune, c’est souvent discriminant. On nous infantilise systématiquement, on ne nous prend pas au sérieux, on refuse de nous faire porter des responsabilités, et si on rajoute le fait d’être une jeune femme, on a le droit à du sexisme en bonus. Mais quand on se présente, on y va à fond et on déjoue souvent les pronostics étant donné que nous sommes beaucoup plus terre à terre et les citoyen.nes apprécient ce réalisme. Cette population, souvent sous représentée en politique, peut enfin prendre la parole et cela amène à une représentation plus juste et réaliste de notre société dans les institutions. Je n’utiliserai pas le mot tremplin, mais je pense qu’être jeune permet un regard neuf et permet un dialogue intergénérationnel, essentiel en politique, au service de notre démocratie. 

 

 Comment perçois-tu la relation actuelle entre les jeunes et la politique ? Quel serait ton message à la jeunesse d’aujourd’hui ?

Je pense que la jeunesse a envie de s’engager pour des causes qui lui tient à coeur, on le voit dans les manifestations comme celles pour le climat ou #BLM. Mais il y a quand même un certain rejet de la politique à cause de ces politicien.nes qui ne prennent pas en compte la voix de la jeunesse. Ce que nous voulons apporter, nous, c’est une alternative, un dialogue. Un parti politique transpartisan qui s’engage sur des idées et non sur des étiquettes. Un parti par des jeunes, pour toutes et tous. Le seul message que je pourrais me permettre de donner c’est celui de l’engagement. Peu importe la forme de celui-ci, il nous faut prouver qu’une jeunesse engagée peut faire changer les choses.

 

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