À la rencontre de… Antoine Lesieur

Référent des Jeunes avec Macron Paris

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Antoine Lesieur, j’ai 24 ans, et je travaille au ministère de la Jeunesse sur l’engagement des jeunes via le projet du service national universel. Engagé à Paris depuis près de trois ans, je suis aujourd’hui référent des Jeunes avec Macron Paris, le premier mouvement politique de jeunesse sur la capitale.

 

Quel est ton parcours ?

Grand-parisien, diplômé de Sciences Po Lille en affaires publiques après des études de droit, j’ai d’abord travaillé auprès du sénateur Julien Bargeton pendant un an suite à un stage effectué en 2016 à la Mairie de Paris. J’ai ensuite intégré l’équipe de Gabriel Attal, alors député des Hauts-de-Seine, avant de le suivre au ministère de la Jeunesse sur le projet du SNU. Ces expériences m’ont appris la rigueur et la nécessaire flexibilité dans la conduite de politiques publiques, et un intérêt certain pour les questions liées au grand Paris.

 

A quel âge et pourquoi t’es-tu engagé en politique ?

J’ai commencé à m’intéresser à la vie politique dès 2010, à l’âge de 16 ans, dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn. Partisan d’un réformisme assumé alliant performance économique et défense des plus fragiles, j’ai toujours voulu être dans l’action plutôt que dans le commentaire, dans la réalisation plutôt que dans la contemplation. Que ce soit dans un mouvement politique, un club de sport ou encore une association, l’engagement des jeunes est le sens même de mon implication en politique. J’aime beaucoup la phrase de Georges Bernanos « Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ! ». Déçu par les louvoiements de la majorité précédente notamment sur la loi El-Khomri et sur le travail le dimanche, je me suis engagé au sein d’En marche dès la création du mouvement, avant de quitter définitivement le PS en janvier 2017. Dans le cadre des municipales à venir, je suis engagé avec Benjamin Griveaux, avec lequel nous préparons un projet alternatif à la politique de la maire actuelle.

 

Pourquoi continues-tu d’être engagé en politique ?

Pour être acteur de ma ville plutôt que spectateur ! Les sujets qui me tiennent à cœur : la jeunesse et l’attractivité. Ayant eu l’occasion de beaucoup voyagé dans le cadre de mes études, j’ai développé un réel attachement pour Paris, enviée par les autres capitales mondiales pour son histoire, sa culture, sa gastronomie… Mais la ville perd aujourd’hui de sa lumière : les jeunes galèrent à y habiter, les espaces verts se raréfient, les services publics sont défaillants, les rues deviennent de plus en plus sales… Il est nécessaire de s’indigner : Paris est devenue une ville de personnes soit aisées, soit âgées ! Je suis persuadé que la transformation du pays passera aussi par les villes, par une échelle de proximité quartier par quartier, pour régler les problèmes du quotidien tout en contribuant au rayonnement international de nos métropoles.

 

Tu es membre des Jeunes avec Macron, pourquoi ce choix ?

Emmanuel Macron est un réformateur : il bouscule les codes, transforme le pays, met en œuvre les réformes que la France a trop longtemps attendues. Le pire en politique, c’est l’inertie, le statu quo, le conservatisme de droite comme de gauche. La politique conduite par l’actuel Gouvernement s’inscrit à rebours de cette logique avec des réformes structurantes comme celle de la SNCF, du code du travail, de la formation professionnelle, des retraites… Protéger et libérer, ce n’est pas un slogan, c’est une réalité, une exigence nécessaire à la conciliation de la performance économique et du progrès social. Je suis par ailleurs convaincu que notre pays a besoin de majorités larges rassemblant les femmes et les hommes de bonne volonté, des sociaux-démocrates au centre droit en passant par les écologistes.

 

Quelles sont les valeurs, les enjeux, les batailles qui te tiennent à cœur et que tu défends à travers ton engagement ?

Au-delà de mon attachement pour l’avenir de ma ville, j’accorde beaucoup d’importance au vivre-ensemble et, plus globalement, aux valeurs de la République au service des plus fragiles. La montée des extrémismes, la crise des gilets jaunes ou encore les attentats terroristes… Ce contexte si particulier doit nous interroger sur ce qui fait le ciment de notre société, sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. En somme, une société de tolérance qui permettrait à chaque citoyen de s’épanouir dans un cadre.

 

Comment concilies-tu étude/vie professionnelle et engagement ?

Il est très important pour moi d’avoir une activité professionnelle dans laquelle je puisse m’épanouir, en parallèle de mes activités militantes. Parfois l’agenda explose, surtout si l’on souhaite conserver une vie familiale et amicale : disons que je dors peu, le café est mon meilleur allié ! Et heureusement que mes amis sont là pour aller au cinéma, faire une expo, profiter de la vie culturelle parisienne… La politique est une activité extraprofessionnelle qui demande beaucoup de temps : les soirées, les week-ends, et depuis peu les réunions de campagne à des heures bien matinales (!) Il faut savoir s’organiser, et surtout avoir une résistance au stress face aux imprévus qui dictent une campagne municipale.

 

Que répondrais-tu aux jeunes qui considèrent que « ça ne sert à rien de s’engager » ?

Fake news ! Et très honnêtement, j’en croise très peu. Quand le président de la République a annoncé l’organisation du Grand Débat National, on nous expliquait que la jeunesse était désengagée, désintéressée, centrée sur elle-même. Les récentes marches pour le climat mais aussi l’implication des jeunes dans le secteur associatif montrent au contraire que la jeunesse est plus engagée que jamais. La question centrale, c’est de savoir si elle est écoutée. Chez les JAM Paris, nous avons lancé des groupes de travail qui planchent chaque semaine sur les thématiques qui nous tiennent particulièrement à cœur, comme les solidarités ou l’écologie. Notre candidat Benjamin Griveaux a quant à lui lancé un conseil de l’émancipation des jeunes au sein duquel nous siégeons. Nos propositions seront reprises directement dans le cadre de la campagne : c’est bien la preuve qu’un engagement politique peut contribuer à faire bouger les lignes.